33 raisons d'avoir un enfant
- Parce qu'aucun mot n'est aussi affectueux que «Maman»
- Parce que les enfants disent mille fois : «Je t'aime»
- Parce que je peux être fière d'être mère
- Parce que le temps avec un enfant est plus excitant qu'un disco
- Parce que personne ne peut m'obliger à dire non au bébé
- Parce qu'un bébé aide à résoudre beaucoup de problèmes
- Parce qu'un non au bébé crée beaucoup de problèmes
- Parce qu'un bébé augmente l'estime de moi-même
- Parce que je sais que je ne serais plus jamais seule, même pas dans la vieillesse
- Parce que je reçois des allocations pour l'enfant
- Parce qu'un bébé signifie futur
- Parce que le monde à un besoin urgent de nouveaux talents
- Parce que le bébé a besoin de moi
- Parce qu'un bébé est le plus beau signe de l'amour
- Parce que Dieu veut que les bébés vivent
- Parce qu'il est si beau de chercher un nom
- Parce que les enfants rendent heureux
- Parce qu'il est si beau de regarder les enfants dans les yeux
- Parce que le rire du bébé est encore plus beau que la mélodie la plus belle
- Parce que le bébé est une personne humaine, toute innocente et pure
- Parce qu'avec des enfants l'on reste plus longtemps jeune
- Parce que les femmes enceintes deviennent chaque jour plus belles –elles brillent du dedans
- Parce que l'on peut enfin de nouveau lire des contes (ou les lire à quelqu'un)
- Parce que le rire des enfants produit des hormones de bonheur chez la mère
- Parce que ce pays a besoin de plus d'amour
- Parce que les bébés sentent si bon
- Parce qu'un enfant pose des questions sur lesquelles nous devrions réfléchir nous-mêmes
- Parce que rien au monde n'est aussi doux que la peau d'un bébé
- Parce que l'on peut de nouveau construire des châteaux de sable sur la plage
- Parce qu'il est mille fois plus beau d'avoir des enfants que des chiens, des chats ou des tortues
- Parce que l'on peut habiller les enfants si joliment
- Parce qu'il sera le plus beau bébé de la terre
- Parce Dieu a dit dans la Bible : «Soyez féconds et multipliez-vous!»
«Je ne remettrai pas d’abortifs aux femmes»
Aujourd’hui, on ne prête plus le «Serment d’Hippocrate». Si les médecins s'en tenaient, ils ne feraient pas d'avortements.

Des médecins en dilemme: «Dois-je… puis-je agir contre mes convictions?» (Image: Ingram Vitantonio Cicorella/PantherMedia)
Pour un médecin, aujourd’hui, maintenir une éthique professionnelle élevée requiert des reins solides. Non seulement le «Serment d’Hippocrate», mais aussi le «Serment de Genève» (1948), déjà sensiblement édulcoré, tombent de plus en plus dans l’oubli. Ceci au détriment surtout des patients les plus faibles: les enfants à naître.
Hippocrate de Cos était un médecin grec qui vécut de 460 env. à 370 env. av. J.C. Il est considéré comme le médecin le plus célèbre de l’Antiquité et comme le fondateur de la médecine scientifique. On a donné son nom à un serment qui passe pour la première formulation établissant des principes éthiques pour la médecine. Ce serment emploie une langue très claire:
«Je jure (…) que, dans la mesure de mes forces et de mes connaissances, je respecterai le serment et l’engagement écrit suivant. (…) Dans toute la mesure de mes forces et de mes connaissances, je conseillerai aux malades le régime de vie capable de les soulager et j’écarterai d’eux tout ce qui peut leur être contraire ou nuisible. Jamais je ne remettrai du poison, même si on me le demande, et je ne conseillerai pas d’y recourir. Je ne remettrai pas d’ovules abortifs aux femmes. (…) Dans toute maison où je serai appelé, je n’entrerai que pour le bien des malades. Je m’interdirai d’être volontairement une cause de tort ou de corruption (…)»
Mais depuis 1948, les futurs médecins ne prononcent plus ce serment. Il a été remplacé par une «alternative moderne», à savoir la «Déclaration de Genève de l’Association Médicale Mondiale», appelée aussi «Serment de Genève» qui, depuis, a aussi déjà connu de nombreuses révisions. Contrairement au Serment d’Hippocrate, le Serment de Genève n’évoque pas expressément l’avortement et l’euthanasie. En voici quelques extraits:
«Au moment d’être admis au nombre des membres de la profession médicale, je prends l’engagement solennel de consacrer ma vie au service de la personne humaine. (…) Je considérerai la santé de mon patient comme mon premier souci. (…) Je ne permettrai pas que des considérations de religion, de nation, de race, de parti ou de classe sociale, viennent s’interposer entre mon devoir et mon patient. Je garderai le respect absolu de la vie humaine, dès son commencement. Même sous la menace, je n’admettrai pas de faire usage de mes connaissances médicales contre des lois de l’humanité. Je fais ces promesses solennellement, librement, sur l’honneur.»
L’arbitraire s’installe
Chaque université a, entre-temps, développé son propre rapport au thème du serment médical. Aujourd’hui, à Zurich et à Bâle, lors de la cérémonie de remise des diplômes, on lit un serment aux jeunes médecins ayant réussi l’Examen d’État, mais ce serment n’est pas le même à Bâle et à Zurich. À Bâle, le serment est raccourci, et de plus, il insiste expressément sur le libre arbitre du patient. À Berne, en 1994, le serment a été aboli sans être remplacé. À Genève, on récompense les lauréats en leur remettant un parchemin comportant le Serment d’Hippocrate, mais aucun serment n’est ni exigé, ni lu devant eux.
Récemment, un chanvrier du Valais a défrayé la chronique avec sa grève de la faim. Son exemple fait apparaître l’arbitraire grandissant qui affecte l’éthique médicale: Le corps médical s’était refusé à nourrir de force le chanvrier, car selon lui, ce n’était pas dans l’intérêt du patient. Mais si un médecin se refuse à pratiquer un avortement en invoquant les intérêts du petit «patient», il risque d’être renvoyé de l’hôpital. Où est ici la logique? Où est, au vu de presque 11 000 avortements par an, l’impératif humain?
Contraints à pratiquer l’avortement
En Suisse, durant leur formation, on ne dissuade plus les jeunes médecins de pratiquer des avortements. Tout au contraire: quiconque veut devenir gynécologue est contraint de pratiquer des avortements. Les médecins qui s’y refusent ne peuvent, en règle générale, éviter d’accomplir une partie de leur formation à l’étranger.
Cette injustice conduit à ce que de nombreux gynécologues qui, en fait, à l’origine, ne voulaient pas pratiquer d’avortement, commencent quand même à en faire, et, avec le temps, s’y habituent. Seules les personnalités fortes peuvent résister à la pression environnante et suivre leur propre conscience. L’élaboration d’un nouveau serment médical et le renforcement de la liberté de conscience du personnel soignant seraient donc d’une urgente nécessité.







