Aide suisse pour la mère et l'enfant (ASME)

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Demandes d'aide en 2010

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33 raisons d'avoir un enfant

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Avortement – poison pour corps et âme

Etude récente: plus de troubles après un avortement


Conséquences de l’avortement: Sentiments de honte et de culpabilité, angoisses, froideur, états d’épuisement nerveux, troubles de l’amour-propre, abus de stupéfiants … (Photo: Monkeybusiness I./PantherMedia)

Alcool, cachets, drogues, cigarettes – les femmes ayant avorté s’y raccrochent beaucoup plus vite que d’autres. De nouveaux chiffres venant des USA le prouvent une fois de plus: l’avortement ne peut être comparé à une opération de l’appendicite ou des amygdales. Une interview de Manfred M. Müller, auteur de «Cinq étapes pour guérir les blessures de l’avortement».

Ladite étude, publiée dans le Canadian Journal of Psychiatry, a analysé le cas de plus de 3 000 femmes aux USA. Résultat: les femmes ayant vécu un avortement montrent, concernant les troubles mentaux, un risque de 98% plus élevé que pour celles qui n’avaient pas fait d’avortement. Le risque est de

  • + 280% concernant la consommation et l’abus de drogues ou d’autres substances, et la dépendance à celles-ci,
  • + 261% concernant l’abus d’alcool,
  • + 61% concernant les troubles de l’humeur,
  • + 61% concernant l’anxiété sociale,
  • + 59% concernant les pensées suicidaires.

Manfred M. Müller, rédacteur en chef de la revue Medizin und Ideologie («Médecine et idéologie») d’une association de médecins pro-vie en Europe germanophone, est l’auteur d’un petit livre de 40 pages, Fünf Schritte – die Heilung der Abtreibungswunden («Cinq étapes pour guérir les blessures de l’avortement»); il y met en lumière les manières de guérir le «Post Abortion Syndrome» (anglais, abrégé en «PAS»).

Trois questions à ce spécialiste de littérature, qui est aussi théologien:

ASME: Monsieur Müller, quelles attitudes doit-on éviter avec les femmes qui ont avorté?

Manfred M. Müller: Premièrement, les jugements de ceux qui savent tout, et deuxièmement, tout aussi dévastateurs, les propos lénifiants à tout-va. Et voici pourquoi.

Aucun d’entre nous ne connaît l’histoire des femmes qui avortent, ni des hommes. Quelles blessures y a-t-il dans leur vie? Quelle panique les a donc pris, les poussant à ce court-circuit mortel qu’est l’avortement? Quels étranglements ou quels égoïsmes ont-ils finalement été les mobiles décisifs?

Pour autant, on ne saurait en conclure qu’il faut minimiser l’avortement. La femme, ou l’homme, savent bien, au fond, que leur décision est erronée.

À quelles résistances les femmes sujettes au PAS doivent-elles renoncer pour regarder vers leur guérison?

Le refoulement, la projection et la justification. Le refoulement peut être tellement violent qu’une femme se souviendra certes d’autres opérations, mais pas d’un avortement pourtant antérieur d’un an seulement. La projection désigne le fait de reporter sur d’autres sa propre responsabilité. La justification, enfin, utilise l’offensive: on défend, on approuve haut et fort l’avortement, en bloquant d’emblée toute confrontation avec le vécu.

Quelles étapes de guérison font-elles qu’une femme sujette au PAS revit?

1. La femme dit oui à sa souffrance. Cette souffrance n’est pas dissimulée ou refoulée. La femme avoue que cette souffrance est liée à l’avortement.

2. La femme appelle par son nom ce qui s’est passé. L’avortement n’est pas une interruption de grossesse, mais le meurtre de son enfant.

3. La femme avoue sa faute. Il se peut qu’elle ait été soumise à d’importantes pressions lorsqu’elle a accepté d’avorter. Mais il est nécessaire que la femme avoue qu’elle est elle aussi responsable de l’avortement.

4. La femme souhaite la réconcilia-tion. Réconciliation avec son enfant tué. Réconciliation avec les êtres qui l’ont poussée à l’avortement. Mais aussi réconciliation avec elle-même, et réconciliation avec Dieu, Créateur de la vie – par la repentance et l’aveu.

5. La femme choisit la vie. Au cours de l’avortement, on a éteint la vie d’un enfant à naître. Maintenant, la femme comprend que la vie est un cadeau – elle choisit maintenant la vie, qu’autrefois elle a niée.

Fin de l’interview

L’avortement ne résout pas les problèmes, mais ne fait qu’en créer de plus grands. Et c’est surtout à la femme qu’il ne sert à rien non plus d’escamoter et de dédramatiser tout bonnement les conséquences de l’avortement. L’ASME fournit des informations et, concrètement, son aide et son conseil, afin d’empêcher le plus possible d’avortements, et de préserver les femmes des lourdes conséquences d’un avortement.